Joël Smets: ‘Je considère que nous figurons parmi les favoris pour le Motocross des Nations’

~~Joël Smets, le coach fédéral de la Fédération Motocycliste de Belgique, estime que l'équipe belge - les ‘Belgian Knights’, font partie des favoris au Motocross des Nations (MXON), le championnat du monde de motocross pour les équipes nationales. Mais ce ne sera assurément pas facile.

Avec ses ‘Belgian Knights’, Jeremy Van Horebeek, Kevin Strijbos et Julien Lieber, notre pays participera au prochain MX des Nations, le championnat du monde de motocross pour les équipes nationales, le 28 septembre en Lettonie. Et la Belgique y défendra son titre ! L'an dernier, l'équipe nationale belge avait en effet remporté cette épreuve. Le coach fédéral, Joël Smets, considère que cette année encore, l'équipe belge compte parmi les favoris. Sur un tracé au caractère sablonneux mais sur un sol dur, l'équipe belge ne manque pas d'atouts.
Joël Smets met cependant en garde : “Cela ne sera pas facile. Devenir champion du monde, c'est compliqué. Le rester l'est encore davantage. C'est quelque chose que j'ai pu constater à l'époque en championnat du monde individuel. Mais d'un autre côté, c'est quand même un peu différent en équipe. En MXGP, des ténors comme Cairoli, Desalle et Strijbos se battent depuis des années et ils savent parfaitement à quoi s'attendre. En équipe, il faut recommencer chaque année à zéro.”
Pour Joël Smets, la bataille opposera principalement les ‘Belgian Knights’, les États-Unis et la France. L'Italie et les Pays-Bas sont plutôt des outsiders et peuvent compter sur des pilotes de pointe comme Antonio Cairoli (champion du monde MXGP 2014) et Jeffrey Herlings (détenteur du titre en MX2). Mais les autres pilotes de ces équipes sont moins performants. “Il faut disposer d'une équipe globalement de haut niveau. Et c'est notre cas avec Jeremy Van Horebeek et Kevin Strijbos, les numéros deux et trois en MXGP,” sourit Joël Smets.
D'après le coach fédéral, le circuit proposé en Lettonie est une piste assez polyvalente : “Quasiment tous les pilotes européens y ont déjà disputé plusieurs Grands-Prix. C'est un terrain assez sablonneux, très ‘suédois’ en fait, et bordé de sapins. La piste est composée d'une couche supérieure de sable, sous laquelle on trouve un sol plus dur. Il n'y a pas de gros trous comme à Lommel. Ce tracé ne joue certainement pas à notre désavantage.”
Avant le MXON, les pilotes ont encore un gros programme avec deux Grands-Prix en Amérique latine,  puis la dernière manche des Belgian Masters of Motorcross (le championnat de Belgique) le week-end prochain. Joël Smets : “Il sera important pour nos pilotes de se reposer. Ils n'ont pas besoin de s'entraîner spécialement en plus, car ils sont déjà au sommet de leur forme. Ils devront veiller à bien gérer le décalage horaire et entretenir leur condition. La dernière épreuve du championnat de Belgique sera un bon dernier entraînement.”

Équipe
Pour l'équipe belge, le Motocross des Nations est un événement spécial. Aux yeux du coach fédéral, l'épreuve constitue le summum du motocross. “Le motocross est un sport individuel. Mais j'apprécie aussi les sports collectifs et le MXON est une épreuve par équipes. Qui ne se déroule qu'une fois par an. En tant que coach, ma mission est de motiver les pilotes, de les stimuler. Mais généralement, ce n'est pas nécessaire, car ils ont aussi cette envie de défendre les couleurs du drapeau belge, de leur patrie. Et ils veulent donner le meilleur d'eux-mêmes. J'ai fait trois fois partie de l'équipe victorieuse au Motocross des Nations. Et nous avons même gagné deux fois chez nous (Nismes en 1997 et Zolder en 2003). Quel plaisir de s'imposer à domicile. La troisième victoire, c'était en Slovaquie en 1995. ”
Kevin Strijbos en sera cette année à sa cinquième participation au MXON. Il est impatient d'être en Lettonie: “Pour moi, c'est la course la plus importante de la saison. En effet, on y affronte le monde entier et les meilleurs pilotes en provenance des États-Unis, d'Australie, d'Afrique du Sud, etc. En tant que détenteurs du titre, nous devons simplement faire le maximum pour obtenir le même résultat ! Même si nous avons eu un peu de malchance avec Clément Desalle et la chute du ‘Jerre’ (Van Horebeek) au Brésil, je pense que nous avons une très bonne équipe.”
Julien Lieber fera ses débuts dans l'équipe des Belgian Knights. Julien confirme que cette épreuve comptera beaucoup pour lui : “C'est la plus belle course de l'année, où l'on retrouve tous les meilleurs pilotes.” Ayant récemment changé de moto et d'équipe, Julien Lieber devra encore s'adapter : “Je ne sais pas trop ce que je peux attendre, mais je vais faire le maximum pour obtenir le meilleur résultat possible.”